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La plume et le clavier...

Ces mots livrés au clavier sont de petits textes à partager. Néanmoins, ne vous y trompez pas...ces petits mots sont bien à moi!!! Alors si vous souhaitez les utiliser: citez en l'auteur ou contactez-moi avant. Il existe un "droit de la propriété"...merci de le respecter!

L'uchronie

Publié le 25 Avril 2016 par mapie dans juste pour les mots

L'uchronie
Texte écrit sur une consigne des impromptus littéraires: Prenez un événement actuel ou pas, tragique ou pas, réel ou pas et laissez votre imagination vagabonder pour trouver une autre fin en vers ou en prose... cela s’appelle l’Uchronie…

Le geste n’a pas suffi , c’eut été utopique que croire à l’uchronie pour un geste opportun.

L’histoire reste la même…

Pas de surprise en somme, pas d’effet papillon…

Comment pourrait on croire qu’en me servant d’une gomme, je m’offrirai la chance de réécrire la partition.

Je ne suis pas musicienne et encore moins compositrice.

Tout juste, je trie, je classe , j’archive les notes des autres…

J’ai effacé un nom et j’ai noté le mien, sur la liste des invités de la garden party .

Une sorte de « quiproquo provoqué »….

Et puis j’ai attendu.

C’est étonnant d’attendre quand rien ne vient.

On pourrait attendre dix ans, cent ans … le résultat reste le même… rien ne vient…

Alors effectivement avec le recul, je me demande si le fait d’avoir attendu si longtemps que rien ne vienne n’a pas provoqué chez moi, cet effet dévastateur que mon psychologue nomme « l’effet 1 jour ou deux»

Notez , nous sommes le 16 Août, je me doute bien que le gala du 14 juillet est passé… mais si seulement l’invitation arrivait là maintenant…

J’aurais pu parler d’uchronie ( ce mot que je ne connaissais pas il y a quelques instants…)

Eh oui! Car si j’avais reçu cette invitation, j’y serais allée, le président m’aurait croisée, il serait tombé sous le charme de mon esprit éclairé, je lui aurais soufflé toutes ces bonnes idées pour le monde qui sont les miennes, les choses auraient été toutes autres…. et le monde enfin serait celui qui va bien..

Allez j’attends encore un jour ou deux…

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Séance d’entrainement

Publié le 7 Mars 2016 par mapie dans juste pour les mots

Séance d’entrainement
Texte écrit sur une consigne d'écriture des impromptus littéraires:"dix mots devront être obligatoirement utilisés dans vos textes athlète, appel, podium, course, transpirer, muscle, souplesse, dénivelé, compétition, randonnée".

Mais non, ce n’est pas une côte, c’est juste un dénivelé

Inutile d’y penser. Dans une compétition face à soi-même, l’abandon est un luxe qui n’offre aucun attrait.

Respirer, transpirer et se dire que là où le faux plat s’arrête, s’amorce la descente…

Plus que 45 minutes, ou 5 kilomètres ou encore 11 morceaux …d’une foulée régulière, en souplesse, au rythme de la playlist « course à pied » préalablement sélectionnée.

Puis ce sera le podium et sa place de choix : en haut tout en haut de mon estime de moi, juste à côté du sentiment de l’avoir fait, et celui d’en être fière…

Voilà, la réponse à l’appel d’une séance d’entrainement personnelle et régulière.

L’athlète ne cherche pas à souffrir, mais à s’offrir une part d’éternité dans ce sentiment de dépassement et d’extrême fatigue infligé à ses muscles et délivrant cette hormone intense de bien être mêlé au plaisir d’y être arrivé.

Une sorte de randonnée au fin fond de soi même, en quelque sorte…

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"Nos têtes penchantes..."

Publié le 20 Janvier 2016 par mapie dans L'éducation et ses travers...

"Nos têtes penchantes..."
Texte écrit sur une consigne des impromptus littéraires: thème:"en pente"

Au ministère de la santé et de l’éducation, les esprits s’échauffent et les têtes se penchent sur un dossier commun: « lourdeur des cartables et incidence sur le rachis lombaire » …

« Mais bien sûr que non !

Réduire l’inclinaison de la route n’y fera rien ! Il n’est aucunement question de topographie !

Le poids du sac de cours est un cas d’école si j’ose dire…

Prenez un bout de gosse de 1m40 , 33 kg tout mouillé attachez lui un eastpack dans le dos. Remplissez le « dit sac » de quelques 7 cours démultipliés en cahiers, livres et livrets, ajoutez y deux trousses, un agenda et quelques extras…

Assurément, votre gosse penchera !

si si… en avant, en arrière, sur le côté…

Qu’importe, votre gosse penchera!

- Madame la ministre, le pré-requis étant que le sac doit rester lourd pour justifier de l’intérêt du cours, je propose que l’on note les déviations ou torsions de colonne de nos jeunes.. et que l’on classe chacun d’entre eux en quatre groupes: les déviants sur la droite, les déviants sur la gauche, les concaves et enfin les convexes

Ces quatre escadrons devront atteindre leur collège par les voies préalablement fixées par les autorités :

L’escadron de « déviants droite » devra emprunter un chemin dont l’inclinaison vers la droite l’obligera à pencher vers la gauche… (simple réflexe de survie, l’enfant s’acharnant à pencher sur la droite s’exposera au risque de dévaler la pente ..)

Par voie de conséquence le déviant gauche empruntera l’inclinaison gauche…

Concernant le convexe, il lui sera imposé de grimper la côte en marche arrière afin de lui assurer un redressement, et bien entendu de la descendre en marche avant.

Vous l’aurez déduit, le concave quant à lui, fera le même trajet mais en sens inverse…

Il ne s’agit que de bon sens madame le ministre… de bon sens!

- Alors là… là bravo! Je m’incline !

C’est du grand art… Faites moi un dossier, je présente le projet demain à l’assemblée!

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Léthargie

Publié le 13 Janvier 2016 par mapie dans un oeil sur un monde...

Texte écrit sur la consigne des impromptus littéraires: 

Nous vous proposons d'emprunter les rimes du poème «Fenêtres ouvertes» de Victor Hugo sur un thème de votre choix et donc sans vous inspirer du poème, pourvu que vos vers ou vos phrases se terminent par ces mots et dans l'ordre suivant:

paupière-Saint-Pierre-ici-aussi-truelle-ruelle-gazon-maison-chauffées-bouffées-Merci-voici-rougegorge-forge-steamer-mer

Il réfléchit si fort, se frotte la paupière,

invoque tous les saints et finit par St Pierre

qui doit bien le savoir, pour quoi il est ici

et pourquoi d’autres pas, qui le méritent aussi.

Il l’a construite sa vie, bâtie à la truelle

joli chateau de sable, au fond d’une ruelle,

des matchs bon enfant joués sur le gazon,

des emprunts, du boulot ramené à la maison…

Des exaspérations lors de soirées chauffées

et des économies par l’alcool bouffées

Et quoi? Faudrait qu’il dise pour tout cela merci?

et sans explication aucune, St Pierre me voici?

Non non, Il réfléchit et tel piaf rouge-gorge

prend un peu de hauteur où l’opinion se forge

Sorte de léthargie au mât de son steamer

En attendant la force de reprendre la mer.

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ensembles et unis

Publié le 11 Janvier 2015 par mapie

ensembles et unis
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le coup de coeur

Publié le 19 Septembre 2014 par mapie

Texte écrit sur une consigne des Impromptus. littéraires ( Inspiration photographique)

- Viens vite voir …. c’est chouette, c’est dans son jus… tout y est! Un vrai trésor cette acquisition !

- C’est là?

C’est un peu sombre non?

Au juste, c’est quoi… La cuisine… l’atelier?… le…le cellier?

bouteille, ustensiles… oui, c’est bien ça , c’est le cellier!

C’est vrai que c’est dans son jus..

et…. et là, sinon, toi, tu as eu le coup de coeur…?

Tu parles bien du coup de coeur, celui qui ne se discute pas…

A ne pas confondre avec le coup au coeur…

mmmmh… C’est personnel un coup de coeur, faut dire…

- T’en pense quoi? Chouette non?

- Bon, alors, très sincèrement, tu vois, comme ça , là, tout de suite, je ne me projette pas…

Je ne sais pas…

c’est peut être la poussière.. ou les toiles d’araignées …ou les deux… je… je ne me sens pas chez moi… peut être un peu plus chez elles , je parle des araignées….

Note, ne va pas t’imaginer que je sois récalcitrante à un peu de ménage… hein…

Je suis pas fermée à un coup de frais, un coup de balai, des carreaux neufs, une batterie de cuisine tout inox… tiens avec une crédence et … pourquoi pas faire tomber ce mur humide et faire une baie vitrée qu’on ouvrirai sur la petite cour???

Elle est mignonne la petite cour!

Evidemment ça sous entend un ragréage du sol … imaginons un béton ciré. C’est classe le béton ciré !

C’est drôle, tu vois….

En fait t’as raison, à y réfléchir je commence à m’y sentir bien moi dans cette vieille maison… je m’y projetterai presque…. c’est amusant les choses non?

Je n’aurais jamais pensé aimer autant les vieilles pierres…

On est tellement semblables finalement tous les deux!!!!

Crédit photo  Cacoune

Crédit photo Cacoune

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Pourquoi?

Publié le 7 Juillet 2014 par mapie

Pourquoi?

Texte écrit sur la consigne des impromptus littéraires:

N'avez-vous pas remarqué combien notre vie est faite de question(s)? Une , notamment, revient très souvent et en toutes situations: Pourquoi? ...nous vous demandons de répondre à cette question...

C’est un fait,  c’est sans appel. 

Je ne crois pas aux réponses données .C’est d’ailleurs pour cela que je ne pose jamais de questions.

Je n’ai pas de réponses moi. Je ne vois donc pas comment les autres en auraient…

 

Les gens adorent parler pour ne rien dire (un peu comme j’écris pour ne rien raconter…), si on leur pose une question ils trouveront toujours une chose à répondre quitte à répondre n’importe quoi … 

Alors bien entendu, vous qui aimez poser des questions… Sans doute vous demandez-vous pourquoi je parle de tout cela ?

A cela je ne répondrai pas, ou plutôt si tiens, une fois n’est pas coutume… 

 

Et ma réponse est la suivante:

PARCE QUE !

 
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La vérité?

Publié le 22 Mai 2014 par mapie

Texte écrit sur la consigne des impromptus littéraires: 
MOTS IMPOSES " Votre texte devra ainsi contenir, en gras, les six mots suivants dans l'ordre qui vous conviendra : œil, vérité, champ, effronté(e), guider, rudiment"

La vérité ?

La vérité, c’est que tu n’as jamais su fermer une porte avant d’en ouvrir une autre.

La vérité c’est que dans ton champ des possibles règne un chaos sans fin, où l’œil de l’homme ne peut poser son regard, sans risquer de se perdre.

La vérité c’est que tu es persuadé d’avoir suffisamment été éprouvé par les rudiments de ta vie pour devenir un maître, un chef, un sage…

Car toi, tu ne rudoies pas, tu n’ordonnes pas, tu ne manipules pas, tu ne juges pas, non… non, bien sûr que non … trop effronté, toi, tu guides !

La vérité ?

C’est que tous ces courants d’air, ces mensonges à toi-même, ce désordre autour de toi, ont ruiné à jamais ce qu’aurait pu être ta vérité.

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Tu es vivante

Publié le 7 Février 2014 par mapie dans Le temps passe...

Un texte écrit sur la consigne des impromptus littéraires

Tu n’imagines même pas, l’effet que cela fait….

Je te regarde, je te vois… même taille , même poids qu’il y a 15 ans passé…

et pourtant, si je te regarde, là, comme ça : Tu t’étoffes…Tu mûris… limite t’es plus grande et plus grosse… mais t’as la petite robe taillée sur mesure qui fait que l’harmonie est là…

La classe quoi !

Ne me regarde pas comme ça ! Je ne veux pas dire que tu grossis ou que tu vieillis.

Je veux dire que tout un agrégat de « bouts de toi qu’on ne voit pas », est bel et bien présent en toi… on le sent... Il te donne ce truc, cette prestance…

Tu vois, tes yeux… tiens, prends tes yeux par exemple… ils sont de la même couleur et de la même forme qu’autrefois, avec peut-être une petite patte d’oie par-ci par-là… et ben… tes yeux, ils disent des choses qu’avant ils ne disaient pas…

Voilà c’est ça... Tu racontes une histoire.

Je ne dis pas que tu yoyotes, ni que tu ressasses tout le temps.

Je ne parle même pas de mots. Ta présence à elle seule est éloquente. Tu respires cette époque à ton aise. Ta petite robe bien taillée est même plutôt un jean bien coupé… que tu ne crains pas de salir ou d’user. Tu remplis l’espace. Tu prends de la place. Ta place.

C’est fou, ça te dépasse…

Tu n’imagines même pas à quel point tu es conséquente.

Et ça, c’est parce que tu ne sais pas qu’il y a finalement au fond de toi-même une part qui ne t’appartient pas, qui grandit, qui mûrit, qui fait de toi cet être que je vois.

Tu es vivante. Tu es formidablement vivante.

La classe quoi !

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Frayance

Publié le 11 Juin 2013 par mapie dans constatations - sidérations - et considérations

La France n'était plus.

L’An un l'avait brisée.

Elle avait tout simplement dû être rebaptisée... Unanimement, par un vote éclair comme chaque décision qui devrait être prise désormais.

 

Frayance. C’était son nouveau nom.

Un nom qui respectait l’égalité des voyelles et des consonnes.

Un nom au titre évocateur de liberté, de marche vers l’inconnu  où l’on pouvait frayer...

 

Un vent d’effroi régnait sur le frayancais. L'Etat s’était mis en quête d’une « sorte de tolérance imposée de la différence exhibée »…

 

Droit au sol. Droit à disposer de la vie, de sa vie, de ma vie des fois qu’elle serait mieux que la tienne, du sandwich du voisin pour peu que la mayo ne soit pas allégée (car qui dit moins de cholestérol dit inégalité)...

Droit à être aussi jeune que son propre fils, aussi cultivé que le vieil homme dont l’empirisme n’est qu’une distorsion de l’esprit, puisque la valeur n’attend pas le nombre des années mais bien au contraire ( "l’ancien" demeure trop conservateur pour ouvrir la voie…) Droit à être aussi blanc que l’albinos et crépu que l’ivoirien ( qui d’ailleurs n'est plus africain mais bel et bien Frayançais, plus encore que le non crépu, pour «  l’égalisation des droits égalitaires »...)

 

Egaliser. Niveler. Gommer. Tronquer… Abattre les différences… Griser, Estomper…

Frayance ne jurait plus que par cette idée…

 

Ici, l’on rabotait les Eglises dont le clocher dépassait la mairie. Là où ils n’étaient pas, on imposait des quotas.

Les supermarchés foisonnaient de ventres arrondis sur mesure… Les nouveaux nés arrivaient neutres de couleur , neutres de sexe, neutres de culture afin de pouvoir modeler leurs paramètres en fonction des besoins.

Egaux.

Tous égaux.

 

Frayance était devenu un mythe, un incroyable lieu. Où l’on venait de partout, où l’on usait mais jamais l’on n' abusait.

Non.  Abuser eut été sans accord préalable.  Or l’Etat par l'un de "ses votes éclairs" avait accordé à chacun le fait d'être chez lui, chez le Frayançais, par égalitarisme. 

Si  par hasard le  frayancais, venait à se sentir abuser, il s’en félicitait  et courrait vite pleurer à de nouvelles mesures égalitaires appropriées.

 

Gris mais égaux.

Tristes mais heureux de l’être.

Vivants mais vides de tout.

Effrayants, mais Frayançais.

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