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le temps passe...

Un pansement sur le coeur

Publié le par mapie

Elle faisait du vélo  sur un chemin connu. Elle s’est cassée la gueule et puis s’est relevée, amochée, endolorie et furieuse contre la pierre, le vélo , le chemin et elle-même .

Une saleté  de caillou .. rien d’énorme, juste un morceau de silex comme on en trouve partout  dans les sols argileux de la région.  Elle a roulé dessus et puis s’est retrouvée dans le fossé. C’est idiot, certains roulent sur pire que ça, sans problème, ils sont mieux équipés sans doute…
D’ailleurs, on ne peut pas retirer du sol  tous les cailloux.. de toutes facons il en remonterait d’autres... 

Elle a repris son vélo, évité ce sentier jugé  trop accidenté ... puis s’est cognée le front contre une branche empesée de fruits  , comme elle les aime tant... murs et sucrés. Même là, ça fait mal, car le plaisir aussi fait mal.

Qu’importe… 

A quoi servirait de  mettre un pansement ? D’autant qu’il ne s’agirait pas de soigner ses genoux , ses coudes ou son front.. vous l’aurez bien compris, il lui faudrait plutôt un pansement sur le cœur.
Or le coeur ne se répare pas.. pas avec un pansement… au mieux, il s’adapte.

Réparer n’a de sens que pour continuer... mais peut-elle vraiment, doit-elle vraiment, veut-elle vraiment.. continuer les choses, dans les mêmes  conditions, une fois que finalement les conditions n’y sont plus.

Elle se frotte le genoux et la tête, un peu groggy sur le bord du chemin parcouru.
Et à cet instant précis, l’idée du sparadrap  ne lui semble plus si mal… Il suffirait juste de veiller à ce qu’il tienne. 
C’est un état d’esprit, le pansement sur le coeur … une sorte de « cohérence cardiaque » visant à gérer raisonnablement ses battements. Un travail quotidien, une veille permanente, une discipline de vie, l’aliénation du coeur et de la raison….


Pour elle, cela revient à vivre un peu, beaucoup, mais sûrement pas passionnément.

Et puis quoi? Elle se sent encore jeune … jeune pour son âge…. La cohérence peut bien attendre…


Alors, elle reprend son vélo et pédale, nez au vent, coeur battant… prête à se remettre en selle autant qu’il le faudra, autant qu’elle le poura.

Car Vivre est un métier de jeune…

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Nourrir et chérir nos souvenirs

Publié le par mapie

Les photos sont figées, mais pas les souvenirs.

 

 

 

L’éclat de  rire, la dispute sans importance, le regard appuyé, la main posée sur l’épaule...

La discussion sérieuse,  la petite phrase touchante, le repas partagé, les moments imparfaits ... 

Tous ces instants  gravés seraient très anodins, s’ils n’étaient le trésor des souvenirs passés.

A présent que tu poursuis ton chemin dans cet ailleurs, à l’abri du regard des vivants, il nous faut nourrir et puis chérir ces souvenirs.
Solidement entremêlés, parfois tronqués ou embellis, ils forment cette étoffe solide qui réchauffe notre coeur, un peu...

Et moi, il me plait à penser que si de cette étoffe , je tire le fil de nos  souvenirs communs  , juste un peu, parfois, là, comme ça... alors , je peux t’apercevoir  nous faire un signe. 

Et ça , c’est si bon.

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Inutile d’effacer 2020

Publié le par mapie


 

Sans vouloir me précipiter dans le défaitisme, si tout se joue dans les 365 premiers jours... il y a fort à parier que cette année 2020 ne sera pas embauchée pour figurer dans le palmarès de nos plus belles années!

Inutile néanmoins d’essayer d’effacer le passé... certaines années sont plus... pourries que d’autres😢, voilà tout...

A tous ceux que nous n’avons pas assez vus cette année  
Sortez de votre terrier, l’hiver a trop duré! ( enfin avant...faites vous vacciner..)

A tous ceux qui nous ont quittés, votre non-présence n’induit pas votre absence.

Vous êtes dans nos coeurs et au coeur de nos vies aujourd’hui et demain, et pour cela je voudrais vous remercier, car on est moins seul sur le chemin.

 Chaque année vaut d’être vécue, et si 2020 fût plutôt  moisie, elle n’en demeure pas moins l’année qui nous permettra de vivre 2021. Alors je ne sais pas pour vous , mais moi, ça me laisse entrevoir une jolie lueur d’espoir!

(et puis... N’est ce pas l’année qui nous aura permis d’éradiquer un virus blond à grosse mèche et ses nombreux tweets? Tout de même !!! Ça compte ça!!!)

 

Donc essayons de ne pas trop la condamner cette fichue année, et appuyons nous sur elle pour entamer la nouvelle avec sagesse, responsabilité, et surtout bonne humeur et envie!

Belle année 2021 à tous!

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Un puzzle pour Noël

Publié le par mapie

J’aime les puzzles.
Pas ceux en 3D , non, les puzzles classiques , bien à plat dont on cherche les bords en premier.

Ceux qui prennent des heures, des jours, des nuits... Ceux que l’on débute sur le sol ou sur un coin de table et autour desquels  l’un ou l’autre,  nous rejoint  pour  papoter ou « forcer » deux ou trois pièces  ressemblantes à l’idée qu’il se fait du modèle.


« Mes souvenirs de Noël » est le plus complexe de ces puzzles.

 

Toutes ces pièces détachées aux contours approximatifs sont si proches d’une année sur l’autre qu’il parait incroyable qu’elles ne s’emboitent pas plus facilement  entre elles ...  mais les nuances , les tons, les intentions ont évolué et l’enthousiasme aussi... seule persiste cette nostalgie et la profondeur des sentiments qui ressurgissent à la simple évocation  de la période.

 

Plus de souvenirs, plus de personnages, plus d’absences, plus de reliefs et d’aspérités.. des changements  de lieux, des changements de temps, des changements d’époques... et toujours ce lien, qui même à distance des siens, fait que nous restons proches.

Un concentré de vie en quelque sorte.

 

 

Ce qui fait la complexité d’un puzzle, ce n’est pas la forme de ses pièces, mais la multitude des détails.

Si je devais représenter un seul Noël, je saurais  disposer les souvenirs en ordre et les canapés et autres verrines  sur le piano à queue. Je saurais laisser papa à l’abri de l’effervescence dans son bureau jusqu’à l’heure fatidique et décrire maman sans doute fatiguée de  l’enthousiasme débordant de ses six enfants et des repas multiples à gérer. Mais il ne s’agirait alors que d’un souvenir, certes beau et doux mais trop simple à recomposer.

 

Le puzzle de mes Noëls est bien plus intéressant  et bien plus compliqué.

D’autant que Noël,  si l’on remonte à loin, débute en automne, lorsque les premiers catalogues de jouets arrivent dans les boites aux lettres et que l’activité des papillons blanc bat son plein.

Il débute à l’heure du film, lorsque les parents sont dans le salon et que deux de mes frères et moi sommes  déjà en pyjama, au coeur d’une société  secrète : «le club des trois sapins »

 

Un seul objectif:

Réfléchir à réinventer chaque année le réveillon que nous savons ne pas vouloir être différent.

 

Ecrire le menu, décorer la maison, fabriquer les guirlandes en tressant du crépon et découper de longues bandes de papier colorié au feutres  et agrafées en cercles mêlés, pendant de nombreuses soirées.

Avec le recul et la morosité de nos yeux d’adulte, l’esthetisme n’était pas forcement à la fête, mais qu’importe.

 

Confectionner des cadeaux de nos mains: poupées en laines et pompons, napperons de papier, dessins, vitraux, bougies et autres modelages (merci Mako!) était un travail à plein temps.

Nous achetions ensembles de grands paquets de bonbons, nos trésors, que nous répartissions  dans des cornets fabriqués  avec les pages de vieux catalogues de papier peint...

 

Et puis, le jour arriverait où le  top serait donné,  puisque mamie aurait envoyé  les truffes au chocolats qu’elle avait faites tout spécialement pour notre frère kiki.

 

La date s’approche... rédiger le menu et l’afficher dans l’entrée,  et le jour même, faire le plateau de  fruits secs sélectionnés par papa sur la place du marché, descendre la sono et cirer ses chaussures, mettre la table et passer de nombreuses heures dans la cuisine à faire des canapés et autres verrines,  préparer le feu... ouvrir les huitres et inonder le sol d’eau salée... se faire belle... préparer le cocktail pour le retour de la messe, le goûter.... le regoûter.... le re re goûter ....  Tout le monde arrive un peu trop en avance, ou un peu trop en retard....  l’un réclame en urgence du materiel d’emballage pour ses cadeaux achetés à la hâte, l’autre prévient qu’il est encore dans les embouteillages...

 

Vous savez quoi?
Peu importe, le sapin clignote dans l’entrée et la musique d’ambiance témoigne du fait que tout est sous contrôle ...

 

Le buffet autour du piano, puis les huitres autour de la table, le foie gras, les rires, et le vin... le bonheur de se voir, de se chambrer, entre frères et soeurs, de se raconter et plus tard de raconter aux nouveaux venus qui devront surnager dans une telle animation. 

 

Le sapin est ceint d’une  multitude de cadeaux de toutes formes, parsemés de papillotes et de boites de chocolats.

Bientôt ce sera l’heure...

Elle, sur la quatrième marche pour surplomber, et lui qui n’ouvrera ses cadeaux qu’en dernier pour mieux profiter... Le bruit des ha, des  ouh... et un jour, ai-je révé?…cette boite de conserve que maman a dû ouvrir pour découvrir un bijou! J’étais ébahie devant cette idée si.. merveilleusement décalée.

 

Pas de père noel chez nous.. juste une famille qui se gate et se gâche parfois... ce qui rend certains moments  plus..

prégnants.
 

Quand la famille s’agrandit , un nouveau sentiment d’inconfort s’invite à la table. Le bonheur d’élargir la famille se mêle à  la peur de risquer d’en perturber l’alchimie .

 

Qui d’autre que nous peut s’adapter à ce mélange de stress, de bonheur, d’énervement, de fatigue et de joie? Il faut être tombé dans la marmite petit... 

 

Etrangement, les choses changent, d’un Noël  sur l’autre, et malgré tout, restent iimmuables. L’impossible gestion du temps, du nombre, des âges... n’est finalement que l’équation insoluble de la vie qui passe...

Nous avons des beaux frères et belles soeurs, des enfants, des neveux, et le plus beau cadeau que nous pouvons leur faire est de tomber dans la « marmite »à leur tour.

 

On dit souvent que les cadeaux sont un détail... que Noël ne se résume pas à cela, et c’est une certitude. Mais les préparer est un souvenir merveilleux, et savoir les recevoir est, à mes yeux, quelque chose qui rend heureux..

Qu’elle était belle ma poupée qui fait pipi toute seule, et plus tard ma poupée Lucile ( prénom  de ma future fille) , ma  paire de pointes d’athlétisme , mes jouets, mon spyrographe, mon chemisier brodé... une collection limitée...

 

Qu’il est formidable mon puzzle «  mes souvenirs de Noël »!

 

Nous avons simplifié les organisations, nous ne sommes plus aussi nombreux lors de nos réveillons, mais nous sommes riches de nuances, de teintes, et d’émotions et traçons les contours des pièces à chaque nouveau Noël.

Nous avons perdu des êtres très chers, qui restent bien présents. ( je pense évidemment tout particulièrement à celui qui continue là où il est à nous regarder déballer les cadeaux en premier... juste pour profiter...)

 

J’ai toujours pensé que nous avions une chance extraordinaire d’être nombreux. Une chance extraordinaire d’être si gaté. Une chance extraordinaire d’avoir un tel puzzle en héritage.

 

« Mes souvenirs de Noël » est un puzzle inestimable .

 

Impossible de perdre des pièces. ..Joyeux Noël !

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hêtre ou ne pas hêtre

Publié le par mapie

Mes branches pèsent de toutes leurs feuilles et se plient vers le sol, dernière révérence au soleil déclinant  de cette fin d’été. 
Mes fruits sont vidés de leur graines par des écureuils prévoyants et optimistes de passer un hiver supplémentaire. Clin d’oeil réconfortant sur la continuité des choses...


Je m’étire autant que possible vers le ciel, offrant aux oiseaux de haut vol de quoi se ‘pauser’ quelques instants.
 

Mais j’avoue, je fatigue quelque peu... 

Mes racines noueuses deviennent douloureuses, et les cernes de mon tronc commencent à se figer.


Je sais que j’aurais dû, lorsque j’étais plus apte, offrir une branche basse, solide et bien formée aux enfants qui rêvaient d’y aller balancer... et je regrette un peu de n’avoir su plier.

Bien sûr... je ne suis pas saule, rien ne sert de pleurer...Je suis un hêtre  fier, et parfois même altier.
Mais alors, pourquoi mon ombre me rend-elle si nostalgique en cette fin d’été?

L’automne ne laisse plus, malgré ses belles journées, que de courtes plages de lumière, et je ne fais qu’aggraver cet effet. Tel un hêtre malfaisant , j’impose l’ombre de ma ramure. Elle s’étend sur le sol plus vite qu’auparavant, car le soleil est bas et je suis un géant.


Je me savais utile et plutôt bienvenu à offrir la fraicheur  au zénith de l’été. Mais à présent, je suis trop grand, trop lourd et c’est de la froideur que je porte à leurs pieds...

Est-il possible que je sois resté le même, mais que le temps passant, je sois tout simplement.. devenu.. dérangeant?

Pourvu qu’on ne m’étête, je tiens à mes rameaux. 

Comme il est difficile de passer les saisons confiant en l’avenir  et en sa raison d’être... 


Hêtre ou ne pas hêtre... 

 

 

 

Publié dans Le temps passe...

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La grande escroquerie

Publié le par mapie

J’aimerais que l’on attende de moi  ce que l’on attendait autrefois... ni plus ni moins..

Je vous vois déjà vous gausser, raillant le fait que je n’ai pas évolué ces 50 dernières années...

Et bien oui.. j’aimerais...et mon grand âge me permet de pouvoir l’assumer...

J’aimerais pouvoir continuer à dessiner des « monsieur patate »  ou des « bonhommes batons » .

Il me semble que la vie n’est jamais aussi bien aboutie que lorsque l’on est petit.


En d’autres termes,  puisqu’il me faut justifier ce propos, il est clair que la vie d’adulte est la plus grande escroquerie de tous les temps.. 

Elle est compliquée, fatigante et surtout, elle s’alourdit de tant de bagages inutiles et pesants au fil du temps que même monsieur patate n’en supporterait pas le poids..

Si je devais donner un titre accrocheur à la vie d’adulte , je choisirais: " la grande escroquerie"..  

Pour les âmes sensibles, je pourrais proposer une accroche plus édulcorée:  " le Petit malentendu" ou encore : "le drôle de quiproquo »

...un scénario classique, sans trop de rebondissements. ...  

N’allez pas imaginer que j’envisage de tourner un  «navet qui serait ma vie...», non, je tournerais la vie d’adulte, pas la mienne !

Je tournerais ... de l’inintéressant , de la complexité de vivre  au fil du temps... une fresque alambiquée qui se plairait à chercher un sens profond  à la basicité d’un quotidien somme toute banal... 

Non non,  ma vie à moi, n’est pas d’adulte... Même si dangereusement elle en prend le chemin! 

Syndrome de peter pan... ?

Non, bien au contraire. 

La maturité n’est pas dans le costume porté, ni dans les bagages accumulés ... mais plutôt dans notre capacité à revenir à l’essentiel... au bonhomme bâton...

Le bonhomme bâton, a le mérite d’être affublé d’un sourire et d’un trait de crayon qui ne se laisse rien dicter.. il est simple, efficace, noir ou coloré... accessible à chacun, et marche le pas léger...

 

 

 

 

 

 

Publié dans Le temps passe...

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Je n'attendrai pas

Publié le par mapie

Lâche-moi avec ton fichu transat... 

Bien sûr  que j'ai bu un verre d'eau... Tu as vu le temps qu'il fait? 
 

Plus tard, je serai une vieille femme distante ou agacée.  Une de ces vieilles personnes qui vous semblent un peu froides ou si discrètes que vous craignez de  les approcher de peur qu'elles ne vous jugent ou qu'elles ne déversent une mélancolie soudaine trop encombrante.

Je tacherai de rester soignée et m’intéresser aux autres, mais je sais dès à présent que je serai blessée par leur regard et surtout par mon incapacité à comprendre leur monde ...

A quel moment le monde ne nous appartient il plus? Ou plutôt à quel moment l'avenir ne nous appartient il plus?

 

Plus tard, je serai cette vieille femme qui pour ne pas attendre d'être mise au rebut préfèrera instaurer la distance nécessaire à son intégrité psychique.  Et je sais dès à présent, que je serai bien seule.

J'aime être seule mais je hais me sentir seule.

Le sentiment de  solitude, est d'une tristesse infinie. Cette sensation que tout continue autour de vous et vous laisse au bord du chemin.  Une mort qui ne serait pas déclarée comme telle... pire.. une mort ‘en pleine vie’ au milieu des vivants , et il me semble que cette mort est encore plus mortelle que de mourir de son vivant ....

Vous me suivez?..

 

La solitude,  c'est se sentir seule.  

Je ne veux pas être une vieille dame que l'on pose sur un transat  avec un air de dire « tu seras bien Ici »... 

Bien pour quoi? Pour laisser passer la Vie des autres, et finir la mienne, derrière un regard à l'opacité d'une cataracte mal soignée?

Non! Je ne veux pas être bien moi, je veux être vivante et me sentir comme une jeune «juste un peu plus âgée » jusqu’à la fin.

Voilà pourquoi, plus tard je serai une vieille femme  qui choisira sa solitude.

Je n’attendrai pas .... que l’on m’impose le sentiment d’être seule et vieille.

 

 

 

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A plu(me)s !

Publié le par mapie

Chuuut...
j’ai emprunté cette plume à un ange fort pourvu ... j’imagine que cette petite blague ne me vaudra pas d'être déchue...avant même d’avoir l’espoir d'être promue..

L’idée est juste de ne pas vous laisser sans nouvelle.. je trouve que cette vie éternelle est toujours un peu cavalière par sa façon de nous convier  comme ça au débotté... 

Il me fallait vous dire, que mon dernier soupir ne fut ... que le premier d’une longue série, et qu’il  ne s’agit pas comme vous pourriez le croire de ces soupirs de lassitude, mais plutôt  de plénitude et de satisfaction.

Je sais pour l’avoir vécu, que vous dites de moi que je vous ai quitté.. mais en êtes-vous bien sûrs?  N’est-ce pas vous qui poursuivez encore quelques temps votre petite escapade?

Sans feuille de route, je me laisse porter. Je n’ai jamais aimé programmer mes congés , les dates m’obligent... l’impromptus convient mieux à mon incapacité à planifier sans stresser ... prenez donc mon absence inopinée  comme un dernier signe de mon inaptitude aux préparatifs.

Sachez que je ne suis pas seule, et que vous ne me manquez pas.

Vous ne me manquez pas, car je vous sais très proches;

Vous ne me manquez pas car je vous aime de cet Amour qui comble;

Vous ne me manquez pas car nous sommes un tout.

Après ces quelques courtes nouvelles, je vous laisse continuer la ballade.. 

Pourvu que les plumes viennent à me pousser... ce petit duvet nacré me convient bien, si vous saviez... ( la beauté n’a pas son pareil là où je ‘sais’...)

Toute la douceur que vous saurez glaner et faire fructifier sur votre parcours n’est qu’un échantillon édulcoré du parfum de l’éternité,  soyez donc heureux.

A plu(me)s ! ....

 

 

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"Les grands visionnaires sont ceux qui voient de loin..."

Publié le par mapie

- J'ai acheté cette lampe avec variateur il y a une trentaine d'années... C'était la pointe de la technologie ... mais bon... c'est toujours un peu pareil n'est ce pas.. on investi dans le top, et sous prétexte que le progrès, la modernité etc.. etc... bref mon halogène a pris un coup dans l'aile, il n'éclaire plus "les petits caractères"..

- Je vois... C'est agaçant! D'autant que vous n'en retrouverez pas un comme ça... même en y mettant le prix... Le mieux c'est d'apprendre à faire sans!

- Mais j'ai essayé de faire sans, docteur ! Si je suis là, c'est que ça ne fonctionne pas!  Ce matin, J’ai tout de même encore essayé d’élargir l'arrière du bus  avec deux doigts  pour lire les conditions de ventes du robot lidl... et ça... C'est un signe!

- Ouh la la oui!  C'est ennuyeux, même si, il faut en convenir, les bus font rarement des marches arrière en pleine ville!.. Mais j'avoue que vous semblez être très affectée par votre nouvelle "presbytie".... Et pourtant.... Entre nous, on ne peut meilleure nouvelle... Vous voici enfin apte  à ne plus vous attarder sur les détails qui bien souvent faussent tout! 

- Comment cela?

- La presbytie, c'est ce don de ne plus voir  aussi distinctement pour y voir plus clair. En d'autres mots, vous y voyez moins parce que vous percevez mieux et que percevoir bien suffit à vivre mieux!

 - Ok mais je ne me sens pas encore tout à fait prête moi... à percevoir mieux!  Faut que je mette des lunettes?

- non, non, commencez plutôt par ne plus lire  les petites lignes! Le truc c'est qu’il faut juste vous adapter au fait que tout ce que vous ne voyez plus, n'est juste pas digne d'intérêt... Le soucis du détail est un problème de jeune! 

Les grands visionnaires sont ceux qui voient de loin, pas ceux qui ont le nez sur le guidon!

- Donc ... vous ne prescrivez pas de lunettes?

- Si si, je vais vous en prescrire une paire, un kit de nettoyage, des lentilles au cas où et quelques étuis de rangement assez charmants que nous développons ici au cabinet depuis quelques années... ils plaisent beaucoup... , enfin, tout cela par pure convenance, car  je vous déconseille de les utiliser...

- Ah..  Et c'est pris en charge par la...

- Les conditions d'usage, de renouvellement et de financement   sont rédigées en bas de page. Mais encore une fois, la meilleure façon de combattre votre affection est de ne pas lui faire de place...  et cela commence par ne pas lire les conditions  en bas de cette page!..

- Mais docteur , vous... vous portez des lunettes!

- Oui, je porte des lunettes car je rédige les petits caractères... les aléas du métier chère madame...

 

 

- mmm je me demande si cet ophtalmo n'est pas lui aussi un grand visionnaire qui m'a vu arriver de loin... 

 

 

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"Nos beaux restes" sont pour plus tard

Publié le par mapie

De moi à moi, j'ai bien fait de ne pas t'écrire prématurément. Il m'a fallu pas mal de temps pour trouver le fonctionnement de cette échelle du temps.  Vois ce message un peu comme une lettre à la mer... quelques mots griffonnés cachés dans notre vieille boite à bijoux. 

A présent, tu dois  friser les 65 ans....et ma vie suit son cours.

Pour tout te dire, je n'ai jamais su ce que j'allais faire de toi, ni toi de moi, d'ailleurs... 

Je ne doute pas que tu ais conservé ta peau de pêche, ton physique d'athlète et ton fichu caractère un peu décalé ... ( Ben quoi, c'est un portrait correct ... que je nous fais!)

Le pré-requis pour une belle vieillesse  est de partir avec de bonnes bases  pour acquérir de beaux restes... Franchement à ce niveau là, de moi à moi, ou de toi à moi, ou de moi à toi,... enfin bref tu as saisi.... je t'assure qu'on est bien... oui... vraiment ... on est dans les clous...

Maintenant, évidemment, tout dépend de ce que tu as fait pendant ces années d'omniprésence à toi- même. Et c'est à ce titre là que j'interviens... Des fois que j'aie  ( tu aies) un peu tendance à te laisser aller, tu vois... je n’aimerais pas me constater négligée par ta vie... Le corps tout comme l'esprit est une machine qui s'entretient.

Mais noooon,  je ne dis pas que tu es vieille, n'oublie pas que tu es moi, et que par conséquent on ne vieillit pas!

                             "Nos beaux restes" sont pour plus tard... beaucoup plus tard.....

A ce propos, dis-moi que tu ne t'es pas fait "botoxer" ! Pas de prothèses, pas de rajout... on est bien d'accord que toutes les pièces sont restées d'origines!!! Sérieusement, si tu as fait ça... 

Je mise sur toi comme sur moi-même avec cette confiance en toi qui est la mienne... fragile parfois mais pas totalement dénuée d'espoir. 

Prends soin de nous et des nôtres bien sûr!

Je t'embrasse comme j'embrasse notre avenir...

Bon vent!

Publié dans Le temps passe...

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