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ces magiques instants...

Je t’aime un peu, beaucoup... Alors fais passer...

Publié le par mapie


Sur un tapis de péricarpes  entrouvertes, j’installe la petite table ronde en métal piqué...

Il fait bon ce matin, les bruits lointains et la cacophonie des oiseaux étouffent les derniers acouphènes de l’hiver.  


Pâquerettes folles et vives dans l’herbe du jardin....

Je t’aime- un peu- beaucoup...

 

On est bien là, non?  - Sous les frontaisons du grand hêtre...

 

A quoi cela tient, dis-moi? Pourquoi ce matin, est-il plus doux qu’hier et peut-être demain?


Parce que.... parce que, ce matin,  tu t’es orientée plein sud... voilà tout.

- Plein sud?

- oui, plein sud... orientée vers le soleil, vers la vie , vers l’envie d’être en vie... et de le partager...

 

Je t’aime , un peu, beaucoup....

C’est simple et efficace, le bien-être, parfois...

 

alors... fais passer...😉

 

 


 

 

 

 

 

 

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Balade sylvestre

Publié le par mapie

L’humus détrempé par l’orage de Mai feutre mes pas. Encore non essorées, les branches pèsent sous les gouttes, se referment sur moi et  forment l’écrin sauvage du chemin.
Je suis de cette nature, les arbres me l’ont dit.
Leurs bourgeons d’un vert tendre participent à la plénitude  que je viens chercher ici.

Sous le rayon timide de fin de journée, un parterre naturel s’est improvisé et du muguet m’accueille comme une amie. Il m’offre quelques brins dont je fais un bouquet avec la gratitude de celle qui n’attendait rien.

Je touche l’écorce des arbres que je croise, je suis à deux doigts de leur dire deux mots. Mais, ils m’impressionnent. Imaginez seulement qu’ils me répondent... alors muette, je guette les écureuils qui jouent. Si la vie me quitte en douceur, je sais où venir puiser encore un peu de force pour lutter. Il y a dans cette nature, la sève dont se nourrissent les sages.

Je n’irai pas câliner un grand chêne, ni même embrasser un pissenlit.. non je ne suis pas assez démonstrative pour cela , mais je ramasserai des pommes de pain et des glands, je caresserai les feuilles et j’humerai les senteurs, je prendrai des photos, contemplerai les couleurs, aiguiserai mes sens pour ancrer mes racines.

Car je suis de cette nature. Les arbres me l’ont dit.

 

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Nourrir et chérir nos souvenirs

Publié le par mapie

Les photos sont figées, mais pas les souvenirs.

 

 

 

L’éclat de  rire, la dispute sans importance, le regard appuyé, la main posée sur l’épaule...

La discussion sérieuse,  la petite phrase touchante, le repas partagé, les moments imparfaits ... 

Tous ces instants  gravés seraient très anodins, s’ils n’étaient le trésor des souvenirs passés.

A présent que tu poursuis ton chemin dans cet ailleurs, à l’abri du regard des vivants, il nous faut nourrir et puis chérir ces souvenirs.
Solidement entremêlés, parfois tronqués ou embellis, ils forment cette étoffe solide qui réchauffe notre coeur, un peu...

Et moi, il me plait à penser que si de cette étoffe , je tire le fil de nos  souvenirs communs  , juste un peu, parfois, là, comme ça... alors , je peux t’apercevoir  nous faire un signe. 

Et ça , c’est si bon.

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Un puzzle pour Noël

Publié le par mapie

J’aime les puzzles.
Pas ceux en 3D , non, les puzzles classiques , bien à plat dont on cherche les bords en premier.

Ceux qui prennent des heures, des jours, des nuits... Ceux que l’on débute sur le sol ou sur un coin de table et autour desquels  l’un ou l’autre,  nous rejoint  pour  papoter ou « forcer » deux ou trois pièces  ressemblantes à l’idée qu’il se fait du modèle.


« Mes souvenirs de Noël » est le plus complexe de ces puzzles.

 

Toutes ces pièces détachées aux contours approximatifs sont si proches d’une année sur l’autre qu’il parait incroyable qu’elles ne s’emboitent pas plus facilement  entre elles ...  mais les nuances , les tons, les intentions ont évolué et l’enthousiasme aussi... seule persiste cette nostalgie et la profondeur des sentiments qui ressurgissent à la simple évocation  de la période.

 

Plus de souvenirs, plus de personnages, plus d’absences, plus de reliefs et d’aspérités.. des changements  de lieux, des changements de temps, des changements d’époques... et toujours ce lien, qui même à distance des siens, fait que nous restons proches.

Un concentré de vie en quelque sorte.

 

 

Ce qui fait la complexité d’un puzzle, ce n’est pas la forme de ses pièces, mais la multitude des détails.

Si je devais représenter un seul Noël, je saurais  disposer les souvenirs en ordre et les canapés et autres verrines  sur le piano à queue. Je saurais laisser papa à l’abri de l’effervescence dans son bureau jusqu’à l’heure fatidique et décrire maman sans doute fatiguée de  l’enthousiasme débordant de ses six enfants et des repas multiples à gérer. Mais il ne s’agirait alors que d’un souvenir, certes beau et doux mais trop simple à recomposer.

 

Le puzzle de mes Noëls est bien plus intéressant  et bien plus compliqué.

D’autant que Noël,  si l’on remonte à loin, débute en automne, lorsque les premiers catalogues de jouets arrivent dans les boites aux lettres et que l’activité des papillons blanc bat son plein.

Il débute à l’heure du film, lorsque les parents sont dans le salon et que deux de mes frères et moi sommes  déjà en pyjama, au coeur d’une société  secrète : «le club des trois sapins »

 

Un seul objectif:

Réfléchir à réinventer chaque année le réveillon que nous savons ne pas vouloir être différent.

 

Ecrire le menu, décorer la maison, fabriquer les guirlandes en tressant du crépon et découper de longues bandes de papier colorié au feutres  et agrafées en cercles mêlés, pendant de nombreuses soirées.

Avec le recul et la morosité de nos yeux d’adulte, l’esthetisme n’était pas forcement à la fête, mais qu’importe.

 

Confectionner des cadeaux de nos mains: poupées en laines et pompons, napperons de papier, dessins, vitraux, bougies et autres modelages (merci Mako!) était un travail à plein temps.

Nous achetions ensembles de grands paquets de bonbons, nos trésors, que nous répartissions  dans des cornets fabriqués  avec les pages de vieux catalogues de papier peint...

 

Et puis, le jour arriverait où le  top serait donné,  puisque mamie aurait envoyé  les truffes au chocolats qu’elle avait faites tout spécialement pour notre frère kiki.

 

La date s’approche... rédiger le menu et l’afficher dans l’entrée,  et le jour même, faire le plateau de  fruits secs sélectionnés par papa sur la place du marché, descendre la sono et cirer ses chaussures, mettre la table et passer de nombreuses heures dans la cuisine à faire des canapés et autres verrines,  préparer le feu... ouvrir les huitres et inonder le sol d’eau salée... se faire belle... préparer le cocktail pour le retour de la messe, le goûter.... le regoûter.... le re re goûter ....  Tout le monde arrive un peu trop en avance, ou un peu trop en retard....  l’un réclame en urgence du materiel d’emballage pour ses cadeaux achetés à la hâte, l’autre prévient qu’il est encore dans les embouteillages...

 

Vous savez quoi?
Peu importe, le sapin clignote dans l’entrée et la musique d’ambiance témoigne du fait que tout est sous contrôle ...

 

Le buffet autour du piano, puis les huitres autour de la table, le foie gras, les rires, et le vin... le bonheur de se voir, de se chambrer, entre frères et soeurs, de se raconter et plus tard de raconter aux nouveaux venus qui devront surnager dans une telle animation. 

 

Le sapin est ceint d’une  multitude de cadeaux de toutes formes, parsemés de papillotes et de boites de chocolats.

Bientôt ce sera l’heure...

Elle, sur la quatrième marche pour surplomber, et lui qui n’ouvrera ses cadeaux qu’en dernier pour mieux profiter... Le bruit des ha, des  ouh... et un jour, ai-je révé?…cette boite de conserve que maman a dû ouvrir pour découvrir un bijou! J’étais ébahie devant cette idée si.. merveilleusement décalée.

 

Pas de père noel chez nous.. juste une famille qui se gate et se gâche parfois... ce qui rend certains moments  plus..

prégnants.
 

Quand la famille s’agrandit , un nouveau sentiment d’inconfort s’invite à la table. Le bonheur d’élargir la famille se mêle à  la peur de risquer d’en perturber l’alchimie .

 

Qui d’autre que nous peut s’adapter à ce mélange de stress, de bonheur, d’énervement, de fatigue et de joie? Il faut être tombé dans la marmite petit... 

 

Etrangement, les choses changent, d’un Noël  sur l’autre, et malgré tout, restent iimmuables. L’impossible gestion du temps, du nombre, des âges... n’est finalement que l’équation insoluble de la vie qui passe...

Nous avons des beaux frères et belles soeurs, des enfants, des neveux, et le plus beau cadeau que nous pouvons leur faire est de tomber dans la « marmite »à leur tour.

 

On dit souvent que les cadeaux sont un détail... que Noël ne se résume pas à cela, et c’est une certitude. Mais les préparer est un souvenir merveilleux, et savoir les recevoir est, à mes yeux, quelque chose qui rend heureux..

Qu’elle était belle ma poupée qui fait pipi toute seule, et plus tard ma poupée Lucile ( prénom  de ma future fille) , ma  paire de pointes d’athlétisme , mes jouets, mon spyrographe, mon chemisier brodé... une collection limitée...

 

Qu’il est formidable mon puzzle «  mes souvenirs de Noël »!

 

Nous avons simplifié les organisations, nous ne sommes plus aussi nombreux lors de nos réveillons, mais nous sommes riches de nuances, de teintes, et d’émotions et traçons les contours des pièces à chaque nouveau Noël.

Nous avons perdu des êtres très chers, qui restent bien présents. ( je pense évidemment tout particulièrement à celui qui continue là où il est à nous regarder déballer les cadeaux en premier... juste pour profiter...)

 

J’ai toujours pensé que nous avions une chance extraordinaire d’être nombreux. Une chance extraordinaire d’être si gaté. Une chance extraordinaire d’avoir un tel puzzle en héritage.

 

« Mes souvenirs de Noël » est un puzzle inestimable .

 

Impossible de perdre des pièces. ..Joyeux Noël !

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Elle attend

Publié le par mapie

Elle garde les stigmates profonds et bien ancrés de l’Histoire des hommes et de l’adversité .

Elle est la pierre, le bois, le verre, le plomb... la ferveur des hommes et le savoir faire des bâtisseurs..

Elle est le sang et l’eau. 

La voute béante et le choeur dévasté, les deux soeurs carrées regardent l’eau couler, immuable témoin discret.

Et tandis qu’elle couve sous la cendre, les prières des siècles passés. Les gargouilles vivantes qui  pleuraient le bûcher , sur les mouches flottantes  se remettent à rêver.

Car, elle est là. Elle reste fière.
Sur son ile, l’oeuvre humaine a le droit de cité.

Alors elle attend.

Elle attend patiemment  de sonner à toute volée.

 

 

 

 

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Sauter en bouche

Publié le par mapie

Prenez une recette de cuisine et faites en sorte que sous votre plume cette recette de cuisine devienne un texte d'écrivain.

 

Exprimer  son amour, attendrir la bête, s’apprêter pour la fête... et prendre le maillet.

Puis, lui taper dessus à coups secs et rapides. Inutile de pleurer... il faut parfois être dur pour donner le meilleur, en cuisine, elle le sait.

Sur la couche de bois, où s’offre le morceau, elle se met à taper, taper et taper... puis son geste  brutal se finit en caresse,  lorsque le supplicié ainsi discipliné  offre une chair souple, parfaitement affinée, cinq millimètres.

 

 

Point d’excès de tendresse, on parle de tendreté. Cette viande au goût subtile est une pièce à soigner.  Ainsi va l’escalope, pour bien s’assaisonner,  elle nous fait volte face , puis va  se reposer.

 

Alors qu’elle se détend, toujours sur le billot, une cape de prosciutto - un enfant du pays- la voile de douceur, tel l’onguent sur les plaies.

Un papillon de sauge cousu sur son plastron relèvera son goût en toute fin de cuisson.  Pour le moment, il lui donne ce look inimitable des grands plats du pays.

Prestige de l’uniforme sans doute...

 

Sur le feu, Huile et beurre se mêlent , et tempèrent leurs ardeurs, pour honorer la star, coté viande bien sûr! Il faut que le veau dore...

 

Des larmes de vin blanc, un verre devrait suffire,  s’évaporent sur la viande, juste pour le fumet.

 

Le parfum qui s’exhale, aiguise les papilles.

Quelques courtes minutes, le temps de la cuisson, à couvert ... le décompte commence, bientôt ce sera l.explosion en bouche.

 

Saltimbocca alla romana

Saltare in la bocca

Sauter en bouche...

 

 

Elle réserve la viande et peaufine le jus. Un beau morceau de beurre, un peu d’eau pour les sucs... Si le jus est brillant, le moment est parfait.

 

Buen apetito

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Naturelle perfection

Publié le par mapie

 

Petits trésors cachés, mon coeur est en balade :

pomme de pin parfaite, glands , marrons ou noisettes...

un bleuet  pousse là, intrigant sous le banc...

 

inspiration

 

Découverte impromptue  de lieux à préserver:

chapelle dans les bois, étangs bien ombragés,

clairière abandonnée par les trolls pour l’été..

 

expiration

 

Parenthèses  de vie, éclats de bonheur brut

qui pansent nos blessures au moins quelques instants

mots, gestes, regards, silence....

 

Naturelle perfection de l’harmonie des choses.
 

sourire


 


 


 

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Derrière les portes closes

Publié le par mapie

Derrière les portes closes, il se passe des choses

Vois-tu le rai de lumière qui brille parfois?

N'as-tu jamais songé à coller ton oreille là, tout contre le bois? Glisser un oeil entre les lattes, toucher les vibrations  de la cloison?

Si, bien sûr...  les portes attisent ta curiosité.

Car derrière les portes closes, il y a toi, il y a moi...et il y a surtout, ton imaginaire et ça, tu vois, c'est plus précieux que le plus merveilleux des jardins suspendus.

Derrière les portes closes, il se passe des choses aux couleurs de ton âme. 

Ouvrir la porte devient alors plus ou moins difficile, plus ou moins douloureux, plus ou moins merveilleux, plus ou moins nécessaire... car après tout, qu'importe? ... 

du moment que tu vois, le rai de lumière qui brille parfois. 

 

 

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En vert et contre vous...

Publié le par mapie

- "En vert et contre vous j'irai au bout du monde",

coassait la grenouille accrochée à son prince .

"Point de vagues  pensées inutiles et factices,

batracienne je suis,  crapaud vous resterez...

Et nos amours sincères n'auront aux yeux des autres que trop peu de valeur pour être partagées.

Goûtons à notre sort, partons chasser la mouche , et partageons ainsi ce qui nous est donné. "

 

Et sur son nénuphar la belle devisait, quand un héron cendré se plut à lui répondre:

"Apprenez demoiselle que les amours cachés résonnent bien trop fort pour de tels trésors,

que je pique du bec vers vous, à cet effet,  de vous offrir le gite à tous deux sans tarder"

 

Ainsi dit , ainsi fait.

 

Le "prince et la princesse" rêvaient un meilleur sort...

Le héron quand à lui appréciait la romance...

et guettait les têtards qui jouaient sous les feuilles,

légers, naïfs et gais...  inconscients du danger.

 

 

 

 

 

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Terre en vue...

Publié le par mapie

 

 

 

 

Toi qui vis sur une ile, dis-moi, je m'demandais...

Es-tu plus libre dans ta tête, par l'océan ainsi bordé?

Les contraintes te donnent-elles cet influx, cet élan qui libère du carcan d'un "soi-même emprunté"?

Quel terreau est meilleur pour oser, pour créer? 

Le manque et les  obstacles  qui aspirent à vouloir s'évader

ou bien la liberté?..  

Moi,  je crois que parfois,  la liberté altère  notre curiosité:

 

                      Le " je peux si je veux" suffit à satisfaire et coupe de ce fait nombre de

                      nos envies. 

                      Car dans l'adversité s'éveillent les ardeurs

                      Dans les amours cachés les passions enflammées

                      Et sur les terres perdues se créent  les paradis  

                      Partout où l'on n'est pas , ailleurs où l'on n'est plus, 

                      peut naitre la couleur, les odeurs et la vie... 

 

Je sais ce que tu penses. Je  joue avec les mots, je joue avec ton ile, je me joue de ta vie.

Sur ton ile, il y a tout, et  tout autant que moi, tu es libre d'aller au delà de la mer.  

De contraintes, il n'y a plus...

L'airbus a corrompu....... et ton ile et tes rêves

Peut-être même aussi ton envie de créer. 

 

Mais qui sait... Qui sait... finalement  si ton ile est celle que l'on connait?

 

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