Fondus dans le décor

Publié le par mapie

Cette mer immense au roulis perpétuel  qui fait vibrer votre corps puis qui se mue en vous..
Cette mer immense au roulis perpétuel  qui fait vibrer votre corps puis qui se mue en vous..

 Je crois que je fonds. Je me fonds dans le décor.

Vidée, je me perds dans un champs - comblée, je me coule dans les eaux fraiches de l’océan - puissante, je respire l’air pur de montagne à grandes goulées, - fragile, j’embrasse l’arbre dans la forêt. Et j’ai le sentiment que c’est à ces instants, lorsque l’on se sent particulièrement vivant, que  nous sommes le plus près de ou le plus prêt à nous fondre dans le décor.

Tout serait si facile si au lieu de mourir brutalement après de plus ou moins longues souffrances infligées aux autres, a minima à soi, nous disparaissions progressivement , en nous fondant naturellement  dans le décor. 

Nous deviendrions un peu plus transparents ou plus lumineux aux yeux des autres, de façon à ce qu’ils s’accoutument sans avoir de regret. Ils seraient les témoins confiants de notre maturité à savoir les quitter. Puis nous ne serions plus que présentement invisible,ou éblouissant d’absence.. je ne sais.
Mais là - quoiqu’il en soit - quelque part - fondus dans le décor.

 

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