Dégât collatéral

Publié le par mapie

Hier, je promenais ma migraine sous les frondaisons des arbres. Le soleil était  bas, et la douceur de fin de journée me portait à la réflexion suivante:

Colère et tristesse sont deux termes qui se répondent comme des rimes embrassées…

J’ai trouvé la phrase jolie, d’autant que ce sentiment mêlé de tristesse et d’ire était prégnant dans mes pensées. A ce moment là, Colère et Tristesse semblaient encore pouvoir marcher côte à côte, mais cela….  C’était hier.

 

Aujourd’hui, Il pleut.Tant mieux. Cela colle bien à mon humeur.

A moins que, cela soit mon humeur qui ne colle au temps…

Sur la gouttière de laiton, les gouttes bruitent du même sentiment de tristesse et de colère que la veille.  Mais des nuances de dégoût, d’amertume et de gâchis se mêlent à ce dernier. 
 

Aujourd’hui, Colère et Tristesse se répondent, mais de rimes embrassées il n’y a plus.


« Si les gens que tu aimes  s’abiment et se déchirent

Et te forcent malgré toi à prendre part au conflit

D’une sourde colère, ta peine va se nourrir

sur leurs champs de bataille, tu perdras tes amis. »

                                                            Dégât collatéral- sept 2021

 

 

Ne pas prendre part… ne pas prendre parti… Espérer ne pouvoir être là qu’en appui, pour l’un, pour l’autre…  si nécessaire et sans jugement.

Une naïveté sans doute. Une belle utopie. Les deux.

Etre impartial n’existe pas. En temps de guerre ( qui plus est quand ce n’est pas votre conflit), ne pas choisir, c’est  se ranger dans le camps opposé.

Alors, je valdingue pour n’avoir su trancher.


Triste, en colère, révoltée… résignée…

 Car après tout, c’est vrai, comment peut-on penser être utile en ne faisant rien… surtout que « ne rien faire », dans bien des cas revient à « ne pas faire  quelque chose », ce qui n’est pas rien.

 


 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article