Vendredi 4 février 2011 5 04 /02 /Fév /2011 10:05

 5378356778_a0fa21def2.jpgAssise entre copines à la table d’un restaurant japonais tout ce qu’il y a de plus européen, elle observait la carte l’air circonspect, voire suspicieux. Faut dire que c’était pour elle la première fois… Yakitori, sushi, sashimi… bref vous voyez quoi…  Y’a de quoi se faire des cheveux !

Tiens parlons-en de cheveux, l’une des filles avec qui elle avait rendez-vous sortait de chez le coiffeur : un soin, une coupe, un brushing et un polish plus tard… elle revenait le poil brillant et le cœur serré prête à bouffer du poisson cru au vue des 3 heures qu’elle venait de passer à se faire détrousser d’une bonne centaine d’euros !!!!

Revenons à nos nippons… Attablée à l’européenne,  « la bizut » attendait fébrile l’arrivée du repas, se félicitant intérieurement d’avoir déjeuné le matin d’une bonne baguette de pain …

C’est étonnant cette aversion qu’on les gens pour le poisson cru... J’veux dire, une fois  dévêtue, la bête est colorée, goûteuse et multivitaminée telle un bon fruit de saison ! Je soupçonne chez ces gens un racisme latent pour la pauvre bête à écailles qui vous fixe d’un œil torve au bout de l’hameçon, une fois la ligne levée…  Moi, ça me scie, c’est vrai quoi, vous diriez quoi, vous, si l’on vous pendait par la lèvre inférieure à un cintre en métal ? Vous feriez un sourire, et couveriez du regard le salaud qui vous pêche ?  ALoooorrrrs ! Moi je dis…. C’est du délit de faciès, Môdame !

Bon j’m’égare un peu mais faut dire que j’ai un aquarium à la maison et finalement, j’me demande si derrière son œil peu expressif, le poisson n’aurait pas lui aussi quelques sentiments profonds qui méritent le respect du convive qu’il invite à sa table….

 

Bref, quelques minutes plus tard, fort peu en réalité, puisque  la cuisson n’est pas de nature à prendre du temps au pays du soleil levant….

Arrive le miso, sorte de soupe légère  aux allures de rince doigts usagés… "Bizut" s’y est collé. Elle boit, se tait, inspire…car elle le sait, le pire reste à venir.

 La serveuse apporte alors un grand plat en forme de barque délicieusement paré de nos mets commandés. N’était-ce pas magnifique de voir cette barque échouée là sur la table, expression symbolique artistiquement corporelle du célèbre ou bientôt célèbre Haïku franco-japonais :

Un filet levé

Une lame effilée

Des filets  levés

 

Tout ce poisson rouge, orange, noir, blanc étalé à même la barque, ou vaguement installé sur un futon de riz blanc eut pour effet d’inquiéter la « bizut » qui réclamait ses brochettes « cuites », bien « cuites » à corps et à cris étouffés…

Sushi, sashimi, et autre spécialité en « i »… Tout y était. Nous y étions….  Tandis que nous nous jetions sur le plat (nous autres initiées), à grand renfort de compliments sur la tendreté du saumon, et le petit goût fleuri du gingembre vinaigré, la bizut balayait du regard la table, la pièce, le monde entier  puis ses baguettes, en marmonnant ce qui ressemblait à un :

-  « Le Japon est la troisième puissance économique mondiale, et il n’est pas fichu de servir des fourchettes à table ? » 

Je vous le dis…  c’était pour elle la première fois…

Ben vous n’y croirez pas…. Elle se lance vaillamment, enfile ses baguettes, cherche le mode d’emploi et se pinçant le nez moralement, elle se force à gouter  d’un air dégouté la chair pourtant exquise du poisson coloré. Ni une, ni deux, la petite ne s’démonte pas elle pique dans le tas et va noyer le poisson dans son soja/wazabi telle une geisha dégourdie !!!

Waouh ! C’eut forcé le respect si…

-«  C’est quoi ce truc noir autour du sashimi, là ???  une peau de poisson fanée ? Un boyau japonais séché ???? »

Le sashimi éventré gisait là dans le bol de sauce, agonisant dans sa chemise d’algue noire lacérée…

-« mmmmm   J’aime pas…. »

Le verdict est tombé. Le bizut a goûté.  Peu enclin à laisser tomber son étude de met japonais, elle s’élance curieuse vers les crudités décoratives (radis noir et concombre hors saison datant du client précédant, sans doute moins attiré par un « home staging »  de bateau qu’elle ne l’était !….)

Puis les brochettes arrivent. Ses  brochettes.... toutes cuuuuiiiiitttes, toutes chaudes !

Les armes étaient rendues. Le bizut ne l’était plus :

- Ben vous, j’sais pas mais….manger japonais moi…ça n’le fait pas…. C’est tout cru… c’est dégueu… j’ai essayé… maintenant je peux le dire :

- pas de sushi, merci !

N’empêche que moi, je vous le dis… un saumon wazabi : c’est tendre et c’est exquis !

Par mapie - Publié dans : juste pour les mots
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Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 19:20

 EPSON011

-Et tu vois là… C’est la vue de ma fenêtre…

-Oui… Rien de particulier, juste la vue de ta fenêtre quoi…


- Ben… oui, ma vue… Ma vue sur le voisin d’en face, la petite et ses grands frères, les hirondelles qui passent  et puis plus loin … la misère et la guerre !

-Oui… Rien de particulier, juste la vie vue de ta fenêtre quoi…


- Ben…oui,  c’est ça… rien de particulier…pas de particularité et pourtant toutes ces choses et ces gens qui font que la vie est si singulière, tu ne trouves pas ?

- Oui… en même temps ça fait un  « peu cliché » ton truc là, non ?


- Cliché ? C’est ça. C’est  l’idée…  Tu ouvres la fenêtre, tu zappes et si un texte t’arrête, tu le laisses parler à ta vie, juste pour voir s’il y a un écho.

-OK… J’te promets rien…mais des fois que ça marche, J’suis prêt à essayer. Tiens, décale-toi deux secondes que je regarde la vue de ta fenêtre!


- Je t’en prie, vas-y !!  Prends ton temps et reviens si l’envie te reprend!

Par mapie - Publié dans : juste pour les mots - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Dimanche 7 novembre 2010 7 07 /11 /Nov /2010 15:59

« Tu tourneras la page plus vite que moi, tu verras… »

Il avait asséné cette affirmation avec une telle conviction qu’il faisait froid dans le dos. J’étais plutôt d’un naturel amer et rancunier envers cette vie qui ne nous avait fait cadeau que de lourdeurs et de vacheries ces 5 dernières années.  Ce coup de plus m’avait affecté  au moins autant que lui… mais ce ton, ce détachement, cette froideur, c’était effrayant.

 L’histoire ne nous avait pas épargnée  mais jusqu’alors nous l’avions vécue à deux. Nous avions courbé l’échine, tendu le dos parfois et combattu souvent pour garder la tête haute : chômage, maladie, deuils,  espoirs gâchés…et autres injustices que je ne veux ressasser de peur de m’effondrer… Le lot de crasse que vous réserve la vie à tout un chacun mais avec une sensation de cumul en ce qui nous concerne …

Ce jour -là,  lorsque la banque nous a convoqué tous les deux comme deux mauvais élèves  à un conseil de discipline, pour nous retirer tous nos droits… cette fois-là, nous n’étions plus victime de la vie, nous étions en pleine guerre contre la vie.  En sortant, le regard excédé planté dans mes yeux,  il m’a dit cette phrase que je n’ai pas aimée : « Tu tourneras la page plus vite que moi tu verras. »

C’était un peu comme si soudainement, il me mettait à un autre niveau que lui, hors champs, hors course. Je comprenais cependant, ou tout au moins je croyais entendre l’indicible douleur qu’il pensait n’exister nulle part ailleurs même pas chez moi, son épouse, celle avec qui il avait tout partagé même ce qu’il n’avait pas.

Et c’est un peu naturellement que j’ai pris de la distance, le temps qu’il ne passe de l’eau sous les ponts.

 L’eau a coulé, sale et impure mais elle a coulé. Les glaces ont fondu, et la froideur de mes rancœurs  s’est atténuée aussi naturellement qu’il me l’avait prédit. Rien de très chaleureux, non rien, simplement un certain accord qui me permettait de vivre, sans avoir à garder mes distances avec la Vie. Il m’était plus facile sans doute de garder le confort que procure la confiance. La confiance en la vie, la confiance en l’humain, la confiance en l’avenir…

Je n’ai rien oublié, non, faut pas croire, mais bon…  faut vivre tout de même…

Lui aussi, à mes côtés,  il a vu l’eau couler, les glaces fondre, les mains tendues et les quelques éclaircies pales dans notre quotidien…

 

Alors le jour où les pompiers sont intervenus au bas de l’immeuble, j’étais plutôt sonnée. Suicide, ils disaient… ou pas loin de ça…

Moi je n’ai pas su trop quoi dire. L’enquête a tourné court…  La police en relatant les faits me parlait de circonstances atténuantes…. d’un mari fatigué… de ne pas trop m’en faire… que j’n’aurai rien pu faire… A bien les écouter, ils paraissaient presque étonnés que je n’sois pas étendue là à ses côtés !

 Je m’suis approchée de la fenêtre d’où il était… tombé, elle était ouverte calée par un livre, bloqué sur la dernière page.  J’ai retiré le livre, fermé la fenêtre, puis tourné la page, celle où était noté le mot FIN et la date d’édition du bouquin.

Il avait noté là, tout en bas au crayon noir, cette sorte de dédicace qui m’a fait froid dans le dos :

«  Tu tourneras la page plus vite que moi tu verras… »

Tu m’étonnes… il n’était pas prêt de la tourner cette page-là !!!

 Hors-piste, Hors-jeu, il m’avait sorti de sa vie avant de sortir de la mienne…

Chienne de vie…

Vivement que l’eau ne passe sous les ponts…

Par mapie - Publié dans : un oeil sur un monde...
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Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 11:06

Bougez les enfants, bougez !

Il faut que ça file. Ne jamais chercher à figer le bonheur. Le laisser courir...

Beau comme il est, il cristalliserait, durcirait, puis casserait.

 

Bougez, je vous dis. Bougez !

Soyez mordants, juste ce qu’il faut.

 Les morsures du temps laissent des cicatrices aux contours parfaits,  lorsqu’elles proviennent du mouvement d’une vie bien habitée.

 

Du calme, les "poulets"… arrêtez de courir. Laissez-vous profiter…

Si je vous dis de bouger, ce n’est pas pour vous presser !

Juste pour provoquer le temps des bonheurs existants. Pour qu’ils prennent de l’ampleur et vous marquent à jamais de cette faculté à aimer votre vie.

 

L’aptitude au bonheur est une langue vivante. Elle s’apprend facilement lorsque l’on est enfant  puis s’entretient au quotidien  pour en user naturellement.

 

 IMG_0949.JPG

Par mapie - Publié dans : L'éducation et ses travers...
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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 12:27

( écrit sur la consigne des impromptus...)

 

Avec un air attentionné, il m'apportait ce matin un bouquet de muguet qui sentait le...  Muguet.

Alors je l'ai regardé, droit dans les yeux. Tu sais quel jour on est? Il me souriait et me demandait si la nuit avait été douce... Il était évident que cela sentait la farce , mais je dois reconnaitre que c'était plus charmant que le parfum aux relents de hareng qu'il m'avait concocté un an auparavant!

Une douche vite fait, je descends l'escalier pour prendre mon petit-déjeuner. Il l'avait préparé!  Encore un coup fourré...  Ces petites attentions ne m'étaient réservées que pour les  jours fériés!  D'ailleurs, il avait dû prendre sa journée car de toute évidence il n'était pas prêt à partir travailler.

Sur le calendrier, les jours du mois d'Avril avaient été barrés, soigneusement, avec des stylos de couleurs différentes. Je lui en fais la remarque...  Là, il me regarde... l'œil brillant.  Enfile son blouson, l'air contrarié et sort fumer une cigarette sur le balcon.

Bof... pas si drôle que ça ... Je m'demande subitement, s'il ne valait mieux pas une bonne vieille sole pochée ou un bar grillé  pour marquer ce petit déjeuner.

Bref, la journée est passée. Comme ça.  Sans intérêt. Je m'suis couchée dans les fragrances du muguet...  A chacun son humour, il nous faut l'accepter!

Le lendemain matin, c'est avec un air satisfait qu'il m'apportait un cadeau enrubanné et étiqueté... "Joyeux Noël ma chérie".

Alors je l'ai regardé, droit dans les yeux. Tu sais quel jour on est? Il me souriait et me demandait si la nuit avait été douce... Il était évident qu'il avait un problème ... ou moi...  Mais je dois reconnaître que la pièce ne sentait plus le muguet, et que l'odeur de cannelle  et de sapin commençait à m'effrayer sérieusement.

Je n'ai pas pris de douche. Quelque chose m'interpellait, qu'il fallait vérifier. Et oui, le calendrier... il manquait huit mois sur mon calendrier!

Je regarde le sapin.  Et plutôt, mal à l'aise devant une situation qui m'échappait, j'accepte le paquet qu'il me tend à nouveau.

J'ouvre ...    Il avait fabriqué une guirlande de poissons avec les feuillets de mon calendrier ! Vous y croyiez!  A chacun son humour! Je le regarde attendrie devant son air enjoué et lui demande tout de même pour vérifier...

Tu sais quel jour on est? 

-         Le 1er

-         NON le 2!

-         M..RDE j'avais posé le 31 ... Alors là, question boulot j'suis grillé! 

-       Ben... Va juste falloir leur expliquer que cette année ton 1 er avril tombe un 31 Mars que tu fêtes  le 1er  Mai, et que pour cela il t'a fallu trouver un sapin de Noël  pour le 2 avril qui pour toi tombe un premier!

 

Tel est pris qui croyait...

Par mapie - Publié dans : juste pour les mots
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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 11:39

 


A mi chemin entre l'envie et les remords, on tangue.
A  mi-chemin entre la vie et la mort, on sait.

S'il y avait noir ou blanc, oui ou non, bien ou mal... force est de constatée que la vie serait triste mais le choix plus aisé.

Pas de demi-mesure...facilite le destin.

 

Bien souvent l'on se plait à dire d'une personne que son caractère est "entier". Qu'on ne peut  s'y soustraire du fait qu'il est "trempé". Dès lors, un consensus se créé. Les dés sont pipés.

A ne pas nuancer ses propos et surtout  ses idées, cette même personne fera entrer un monde rond et plein dans une boite creuse et carrée. Car à ses propos, certains associeront des faits.


Alors que la plupart des gens  se plieront, risqueront la rupture, les déboires, les ennuis, les "qui suis-je?...où je vis?" Le sans "demi-mesure"  constate le résultat:


Ça marche ou ça ne marche pas ... ça passe ou cela ne passe pas ...


Pourquoi les leaders semblent ils  travailler en souplesse, les rouages bien huilés?
Parce qu' ils cachent la raideur de leur idées  en usant de l'hyper laxité  de leurs associées.

Qu'importe l'intendance... Ils se sentent bien. Ils tranchent: noir ou blanc; bien ou mal; vie ou mort.

Pas de demi-mesure facilite le destin.

 

Vrai ou faux?

 

Non mais tu t'entends là! .... Dictateur va!


Par mapie - Publié dans : constatations, sidérations, et considérations
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Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /Mars /2010 10:06
Thème des impromptus: une alternative : plaire ou pleuvoir, c’est à vous de choisir. Quoi qu’il en soit vous commencerez nécessairement votre texte par ces 3 mots : Il (ou elle) a plu





IL a plu... pardon "plus"
... plus qu'il n'en faut pour faire de sa vie une œuvre d'art!
C'est une essence, cet homme. Un concentré de tout...

 
Il a plu à chaque fées de lui offrir au berceau, ce dont chacun se contenterait, ne serait-ce qu'en partie, pour amorcer le début d'une ébauche de talent méconnu, mais suffisamment bien vécu pour vouloir en vivre.


Mais lui...Il a plus!

Il accorde son pinceau, dessine avec l'archet, sculpte dans les jardins les mots  les plus exquis...Il délivre, émouvant par  sa  simplicité, des parfums enivrants, aiguisant les  papilles de convives captivés...

Il a tout.


Il a plu.  On se serait damné pour juste l' approcher .

Mais comme il plaisait trop, il a plu à quelqu'un de tout lui dérober.
 

Il n'est plus.

Par mapie - Publié dans : juste pour les mots
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 17:52

C'est fou comme on reste petit, tout en avançant dans la vie. On se regarde en pyjama allongé là, seul, dans son lit, avec les mêmes peurs que lorsque l'on était enfant…

C'est étonnant, tout ce temps passé, ces "prises de tête" à vouloir se dépasser, pour constater à l'heure d'un de ces trop nombreux bilans que… néant…. rien de plus qu'avant.

C'est fou comme on reste petit dans la vie. On se dit que bien sûr ça ira. Qu'en soufflant sur la plaie ça passera. Mais au fond, on a mal et ça… quoiqu'il en soit, ça ne passe pas.


Certains, eux, semblent grands.

Ils conseillent, ils rassurent, ils soignent…sont aguerris. Ils soufflent sur notre plaie et "savent" que c'est fini. Ils croient aux vertus  des choses… Ils sont sages... 
Sans doute sont ils nés ainsi: "grands".
 

A moins, naturellement qu' ils n'aient été "grandis".
"Grandis" à travers l'autre, enrichis par autrui parfois légitimement, ou bien un peu bêtement, voire démesurément…  mais "grandis" le temps d'une vie.
Si tel est donc le cas, le soir, en pyjama.... le constat est ainsi:

C'est fou comme on reste petit "grandi" par autrui…   
Par mapie - Publié dans : juste pour les mots
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /Fév /2010 20:00

 

 

Les petits rires d'enfants autour d'un livre d'images, assis sur la moquette , penchés sur une histoire…
Ces petits rires d'enfants que de loin vous goutez comme une bouffée d'air frais dans un cœur oppressé.

Ils regardent les dessins, commentent chaque page et lisent en buttant presque sur chaque phrase. Ce flux qui ne vient pas d'un trait, du moins sans un accroc… ils ne s'y arrêtent pas. Le conte est bien trop beau.

Les petits rires d'enfants, les fautes, les bégaiements vous rappellent doucement que tout n'est à jamais qu'une histoire chaotique. Et que d'en apprécier les plus petits instants, vous permettra sans doute de continuer la route.

Les petits rires d'enfants autour d'un livre d'images… Ces drôles d'éclats de voix, pourvu qu'ils soient bien sages, sont comme un pansement, un baume pour votre cœur. Ils donnent à la raison quelques clés du bonheur.

 



Par mapie - Publié dans : Ces magiques instants...
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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 15:06

Je tape un mot et puis un autre sans trop savoir où me mènera la thérapie que je m'impose en écrivant mes sentiments.

 Les idées qui habitent l'âme de celui qui respire sont inégales, déstructurées, dès lors qu'il  réfléchit à de trop grands sujets.

Des impressions fulgurantes de tristesse et d'espoir, de regret, d'amertume, de nostalgie et d'ignorance…puis l'évidence de beauté, de force et de densité des choses…

Lorsque la Vie est en jeu,  l'essentiel apparait. Une épaisseur se créé dans les sentiments de celui qui ressent la force du lien noué à l'être aimé.

On dit qu'on ne se révèle que dans l'adversité. Moi je crois que c'est là que l'on voit plus clairement où l'on se doit puiser. Si nos forces sont humaines, l'Amour est plus que ça. Il panse le désespoir, il arme le guerrier.

Le cœur parle, le cœur dit, le cœur entend, le cœur cherche, le cœur espère, le cœur crie.

Lorsque la vie est en jeu, une épaisseur se créé. Tous les liens se resserrent autour de l'être aimé.

Par mapie - Publié dans : un oeil sur un monde...
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